24 mars 2011
SKINS US - Saison 1 - Bilan
Production de MTV, Skins US marche sur les pas de son frère ainé, l’anglais Skins. Entre un Tony égocentrique et manipulateur, une Daisy aux rêves d’artistes ou bien encore une Tea qui se cherche sexuellement… Voilà le programme américain de l’adolescence délurée.
D’entrée de jeu, ce qui marque c’est la copie quasi conforme des premiers épisodes. Le pilote est sensiblement le même que l’anglais, au plan près. Les personnages sont les mêmes, la seule liberté a été prise du côté des prénoms (Sid devient Stanley ou bien Anwar devient Abbud). Pour les autres, c’est la copie conforme ! Seul le décor change un peu, ici, nous somme à Baltimore. Et, fatalement, l’esprit de la série prend un sérieux coup quand il devient américain. Tout ce qui a fait la réputation de Skins prend coup dans l’aile et tout y est plus fade.
Toujours dans les zones d’ombres, cette première saison est servie par des acteurs, malheureusement beaucoup moins talentueux et charismatiques que les acteurs anglais. On peut néanmoins retirer du lot la ravissante Tea et Michelle qui arrivent à tirer leur épingle du jeu. Pour le reste, c’est le mur en pleine face notamment avec les personnages de Caddie et Eura qui, dans la série originale, avec Effy et Cassie avait vraiment une âme, ici il n’en est rien !
Bon, y a quand même un peu d’idée dans le show, il ne faut pas tout dénigrer non plus. Pour commencer, je parlerais de Tea. On a prit de la liberté avec le personnage de Maxxie, le gay de la série UK et le personnage est plutôt intéressant. Déjà, elle ne manque pas de charisme et elle permet de rendre complexe la relation Tony/Michelle. On se rappelle que dans la série anglaise, Tony avait fait du rentre dedans à Maxxie, juste pour l’expérience. Cela n’avait pas été plus loin. Ici, Tony et Tea retombent régulièrement dans les bras l’un de l’autre et poussent fatalement Michelle dans les bras de Stanley. Autre bonne idée, donner une place prépondérante à Tina, le professeur avec lequel Chris a une aventure. Même si son épisode m’a à plusieurs niveaux percuté (quel irresponsabilité !), il a eu le mérite de donner un brin d’air frais à un remake qui sentait parfois trop le réchauffé.
Dans le registre des libertés prises par rapport à l’original, on notera également la relation Chris/Jal, qui n’existe pas ici entre le personnage de Chris et Daisy. Ici on préfère mettre ensemble Abbud et Daisy et, je trouve que ce couple fonctionne plutôt bien. Reste que pour le coup, une fois Tina partie, Chris se retrouve comme un con, sans storyline probante pour le season finale. Ce qui change littéralement, c’est le décor. Ce n’est pas forcément ce qui marque le plus mais, on reconnaît bien que nous ne somme plus au Royaume-Unis qui a ce côté habituellement si… authentique. Ici, on a même parfois le droit à quelque tombées de neige… ça dépayse un peu !
→ En bref, une première saison qui souffre trop de la comparaison avec son grand frère anglais. Malheureusement, bien en dessous de l’original. Quelques idées malgré tout mais malheureusement, trop de copié-collé !
Moyenne des épisodes : 5.05/10
SKINS US - S01E10 - Season finale "Eura"
Eura, la jeune sœur muette de Tony découvre que le monde de son frère s’effondre. Mis à l’écart par ses amis et rejeté de tous, la jeune fille va essayer de réparer les pots cassés. De son côté, Tea essaie de réparer ses erreur avec sa petite amie. Abbud découvre qu’il a de réels sentiments pour Daisy. Stanley doit faire un choix difficile entre Michelle et Caddie.
Effy étant l’un de mes personnages préférés dans le Skins UK, j’attendais beaucoup de cet épisode. Mais, comme à son habitude, Skins US m’a déçu. Tout d’abord, par l’interprète de Eura. Cette Eleanor Zich n’a pas du tout le charisme de l’interprète original et, joue vraiment très mal. Visuellement, Effy/Eura n’est pas là. On se souviendra des looks excentrique de la jeune adolescente, ici rien de tout ça. Quelques bijoux et point barre. Je me suis posé la question si c’était une question de budget ? Parce qu’effectivement, si c’est le cas, le budget pourrait excuser tous les défauts de cet épisode et de la série en général. Mais ce n’est juste qu’une supposition. Le seul moment un tant soit peu excitant dans l’épisode, c’est quand on la découvre sur le grand écran de la salle de concert. Le parallèle avec l’épisode « Effy » de la saison 1 de Skins UK est évident. Mais, forcément, une fois de plus, américanisation oblige c’est vraiment beaucoup plus sage.
Le triangle amoureux Michelle/Stanley et Caddie peine à trouver sa dynamique. D’ailleurs, j’ai toujours eu du mal à trouver plausible la relation Caddie/Stanley alors que les deux interprètes originaux donnaient une telle évidence à leur couple. Reste que malgré tout, le duo Michelle et Stanley fonctionne plutôt bien et qu’on est assez content de les voir finir ensemble à la fin de l’épisode.
Le groupe est réunit dans sa totalité pour retrouver Eura, ce qui n’avait pas été le cas dans l’épisode « Effy » de Skins UK. J’ai trouvé ça plutôt bon dans le sens où nous avions à faire à un épisode de clôture. Cela permet de créer des jeux de regards et d’adversité dans la foule du concert : Tea et Michelle d’une part et Daisy et Abbud d’autre part. Concernant ces deux derniers, je trouve qu’il vont plutôt bien ensemble. Même si la tête perpétuellement ahurie d’Abbud donne envie de lui mettre des claques, le couple fonctionne plutôt bien, même si une fois de plus l’interprétation est un peu bancale. Tea quant à elle nous offre une image de fin assez belle, quand elle se met en sous-vêtements et qu’elle se recroqueville dans le lit d’hôpital de sa bien aimée. Finalement, elle parvient enfin à faire un choix et je dois dire que je suis assez satisfait de celui-ci. La lesbienne amoureuse de Tony, ça sonnait un peu faux…
→ Dans cet épisode, Eura jusque là discrète sert de prétexte à la réunification du groupe. Malheureusement son interprète est trop fade et l’épisode bien trop éducloré.
Note : 4/10
18 mars 2011
SKINS US - S01E09 "Tina"
Tina flirte avec son élève Chris. Ce dernier ne semble pas prendre conscience des conséquences de cette histoire d’amour…
Plutôt une bonne idée que de consacrer un épisode à Tina, chose qui n’avait pas était faite chez notre homologue anglais. Cela nous permet de nous mettre à sa place et de comprendre toute l’humiliation qu’elle doit subir à cause de la révélation de sa relation avec Chris.
Son personnage oscille entre « je veux être une bonne copine », quand elle essai de se rapprocher de Daisy et le « je veux être une adulte normale » quand elle flirte avec son voisin. C’est assez bien retranscrit, cette crise d’identité et cette quête de qui elle est vraiment. A l’aube de l’âge adulte, ce questionnement est primordial pour elle.
Là où l’épisode pêche c’est dans son excès et son illogisme. En effet, à peine entrée en prison Tina ressort relativement sans encombre. Dans un cas de détournement de mineur classique, je ne pense pas que les choses se seraient passées aussi bien pour elle. Le ton, faussement provoc’ sonne parfois faux ou est trop redondant comme quand on découvre la merveilleuse camarade de prison de Tina. L’interprète de Tina est plutôt bonne mais, celui qui lui donne la réplique, incarnant Chris l’est beaucoup moins à mon goût. Du coup, toutes les scènes qui devraient émouvoir entre eux deux ne fonctionnent pas du tout. C’est d’autant plus dommage que j’aime bien sa petite tête à lui !
Daisy et Abbud qui remettent le couvert, on aurait pu le sentir venir. Ce qui est assez drôle et original c’est que ce soit dans le lit de leur professeur qu’il s’adonnent aux plaisirs de la chair. Abbud et Daisy forment d’ailleurs le seul couple original de la version américaine. Je peine à trouver un point de comparaison anglais.
Tony perd le contrôle et est doucement évincé du gang. Là, on respecte le rythme de la série américaine en amorçant cette fin de saison que nous connaissons tous. Insouciant, manipulateur et horripilant durant les premiers épisodes, le résultat est là, on est bien content qu’il paie enfin la monnaie de sa pièce !
→ Dans cet épisode, on nous offre une jolie réflexion sur le passage à l’âge adulte avec le personnage de Tina même si l’épisode est parfois trop poussif.
Note : 5/10
17 mars 2011
SKINS US - S01E08 "Daisy"
Daisy est le pilier du gang. C’est elle qui essai de recoller les morceaux quand ses amis se déchirent, c’est elle qui arrondi les angles avec son père et cache les bêtises de sa jeune sœur. Mais si un jour elle pétait les plombs ?
Les bruits qui couraient dans la presse et sur le net étaient unanimes, Daisy était un des personnages le moins apprécié de la série de MTV. Il faut dire que postée au second rang et affichée comme le garde fou de la bande, elle n’avait pas les meilleurs atouts pour se faire une belle place dans le cœur des américains. Mais, le postulat de l’épisode consacré à un personnage a, dans la série anglaise, souvent réussit le pari de nous faire apprécier des personnages qui, de prime abord, ne laissaient pas penser qu’on pourrait s’attacher à eux.
Au bout des 40 minutes de cet épisode, même s’il n’est pas dénué de défauts, on ressort attaché à cette jeune fille, savant mélange des personnages de Jal et Maxxie de Skins UK. Le fer de lance de la jeune fille, c’est la trompette. Durant l’épisode, on assiste à quelques jolies interprétations de la jeune fille. L’intrigue de passionnée utopiste qui veut en faire sa carrière et un peu réchauffée et légère mais, elle sonne juste. La pression que la jeune fille a sur les épaules est très bien retranscrite, son père qui attend d’elle qu’elle soit irréprochable, ses amis qui comptent sur elle pour réparer leur bande en morceaux et sa sœur qui se repose sur elle. La série originale aurait proposé une fuite vers l’excès pour faire l’impasse sur ces responsabilités trop omniprésentes, mais les américains s’évadent avec une simple partie de jambe en l’air (qui n’est d’ailleurs pas gagné d’avance) ! Même si on s’attend à quelque chose de plus controversé, l’esprit est bien là. La scène de la réconciliation que Daisy force à Abbud et Tea reste problématique, trop théâtralisé et stéréotypée pour en être crédible. Elle pousse néanmoins à confirmer ce que l’on savait déjà, l’attirance de Tea pour Tony.
Je trouve malgré tout que l’on reste assez gentillet dans la façon de traiter les différents événements qui se passent dans l’épisode. Daisy s’en prend plein la figure de la part de ses amis mais ne réplique que par quelques gros mots (joliment censuré), sa sœur organise une fête monstre dans la maison parentale mais elle passe derrière elle pour tout remettre en ordre et enfin, la partie de jambe en l’air entre elle et Abbud reste assez soft. L’origine américaine du show et sûrement l’envie de donner un peu de candeur au personnage y sont sûrement pour quelque chose.
L’évolution du papa, tout au long de l’épisode est un bon point de l’épisode. Même si ces débuts de père autoritaire sont quelque peu exagérés, sa métamorphose se fait en douceur pour finalement atteindre une complicité méritée avec sa fille. Au final, cet épisode met bien l’accent sur la famille, plus que sur le gang.
→ Dans cet épisode, Daisy nous présente sa famille et sa passion pour la musique. Touchant et attachant !
Note : 6/10
16 mars 2011
SKINS US - S01E06 "Abbud" et S01E07 "Michelle"
Abbud est amoureux de Tea, tout comme Tony. Mais ses amis ne le prennent pas au sérieux et s’amusent à lui faire des tours.Michelle découvre qu’elle a une MST, elle ne met pas de temps à découvrir que Tony en est le responsable et que Tea n’est pas toute blanche dans cette affaire.
Le premier épisode, focalisé sur Abbud m’a donné une impression bizarre. Certaines scènes étaient éxagérées voire mal tournées. Je pense notamment à cette session de gerbe des gars dans la forêt. Le montage est particulièrement dégueulasse et ses ralentis m’ont, moi aussi, donné envie de vomir. Beaucoup de scènes sont irréalistes ou complètement déconnectées. C’est sûrement une volonté de la part des scénaristes, pour donner un épisode complètement loufoque et barré mais je ne me suis pas senti entièrement à l’aise.
De plus, j’ai trouvé que l’épisode ne rendait pas un hommage assez fort au personnage de Abbud. C’était pourtant le moment pour lui de briller. Il en reste un personnage qui passe pour le rigolo de service, parfois bouc émissaire, a qui on colle un amour pour Tea. L’intrigue n’a pas été amorcée avant et elle en devient complètement ridicule. Néanmoins, les scènes avec ces deux personnages sont assez bonnes et émouvantes comme celle sur cette plateforme, au milieu de la forêt et le départ de Abbud pour aller se faire soigner. C’est dommage que l’alchimie entre ces deux personnages n’ait pas été exploitée plus tôt. Elle n’en aurait été que plus crédible. Dans le même registre de romance mal orchestrée, je citerai Chris et Tina ; ça tombe de nulle part et c’est ridicule !
On sent une fois de plus que la série s’émancipe de son prédécesseur anglais. Ce n’est pas sans mal mais ça fait du bien. Cette intrigue entre Tea et Tony est assez captivante même si elle donne des envies meurtrières envers le personnage de Tea.
Concernant Michelle, on remonte un peu le niveau. Le personnage en devient vraiment attachant et complexe. J’ai aimé l’idée qu’on fasse d’elle une fille avec de « nombreuses capacités » bridée par son physique et sa relation avec Tony. Tout va crescendo et Tea et Tony en prennent pour leur grade. On a envie de dire qu’il était temps ! Là encore il y a une grande liberté de prise par rapport au Skins anglais. On a envie de dire ouf là ou d’autres séries on souvent fait le copié-collé exact (Shameless, Being Human…). On peut s’attendre donc à quelque surprise.
J’ai trouvé la relation Michelle et Stanley plutôt bien amorcée en s’appuyant sur leur amité d’antan. Ca change des attirances qui tombent du ciel dans les derniers épisodes. Au final, ce sont tout les deux, comme dit dans une critique précédente, les personnages les plus charismatiques et attachants. Parce qu’à côté de ça j’ai un réel problème avec les jeux de Tony, Abbud ou bien encore Chris… Dommage !
Avec Michelle on enfin droit à la vision d’une mère irresponsable. Enfin la marque parentale déglinguée des anglais. Et cette maman, on a bien envie de lui donner des claques à la pelle. Heureusement, on nous évite le travers de « Michelle marche sur les pas de sa mère et devient une vraie garce », une leçon de maturité et de recul pour notre jolie rousse.
→ En bref, un Abbud trop discret au cœur d’un épisode trop brouillon face à une Michelle qui renâit de ces cendres ! Inégal mais jouissif !
Notes : 4/10 et 7.5/10
15 mars 2011
SKINS US - S01E05 - "Stanley"
Stanley est un adolescent qui se laisse vivre, paresseux. Quand Tony lui demande d’emmener sa copine Michelle à son propre concert de chant, Stanley s’exécute. Mais il n’imaginait pas les ennuis qu’il allait s’attirer en faisant ça.
Pour la première fois depuis que de regarde cette série, j’ai trouvé que la narration était correcte, qu’elle n’était pas haché, que les événements s’enchainaient d’une manière plutôt bonne et que tous les éléments étaient assez bien combinés pour donner un résultat potable.
J’ai le souvenir de ne pas avoir été très attaché au personnage de Sid sans le Skins anglais. Ici, je parviens à avoir un semblant d’attachement pour lui. Dans cet épisode, je trouve que la relation entre Michelle et lui est plutôt mieux amené que dans son grand frère anglais. On voit très bien que les excès de Tony, pour la jeune fille, conduisent littéralement cette dernière dans les bras d’un « good boy ». La scène au bord de la plage était attendrissante même si Tony y met fin, comme toujours.
La relation qu’entretient Stanley avec son père est assez complexe. J’ai été très surpris que ce dernier fasse un procès à son propre fils. Mais, ne l’oublions pas, nous sommes dans Skins. Cela montre à quel point, parfois, les parents peuvent se montrer dépassés et, fatalement, avoir recours à des solutions extrêmes. D’ailleurs, en parlant de parents, je trouve que les américains sont plus tendres avec les parents de nos héros. Si on compare avec la série anglaise, les parents que nous avons ici sont quand même beaucoup plus prévenants. On pensera à la mère de Cadie qui a prit conscience des problèmes de sa fille, à la mère de Stanley qui prend la défense de ce dernier par rapport à son père. Est-ce que les américains auraient du mal à remettre en cause leur système parental ?
La relation qui lie Tony et Stanley est quelque peu difficile à saisir. Dans la série originale, le lien de subordination qu’il y a entre les deux est assez limpide. Ici, on a du mal à se dire pourquoi Stanley reste dans cet état latent. On a juste envie qu’il se rebelle contre « son meilleur ami ». Mais je dois avouer que c’est assez jouissif de voir Tony maltraiter son monde dans tous les sens (et de le voir complètement abattu devant Tea !)
La dernière partie de l’épisode met un peu trop l’accent sur le pathos. Quand la mère de Stanley part et que ce dernier doit bosster son père. J’ai trouvé toute cette partie un peu longue. Mais, elle permet à Stanley de murir, comme la scène du rangement de la chambre le laisse penser.
→ En bref, un épisode au déroulement correct qui parvient enfin à trouver son ton même si, il faut le reconnaître, les américains sont beaucoup plus lisses que les anglais.
Note : 6.5/10
SKINS US - S01E04 "Cadie"
Cadie est une jeune fille perturbée. Psychose, famille oppressante, elle est trimbalée d’un psychologue à l’autre pour soigner ses maux. Elle en profite donc pour s’alimenter en précieuses pilules qui lui procurent quelques instants de bonheur artificiel…
Enfin un peu de liberté prise par rapport à la série originale. J’en parle toujours mais, on ne peut que comparer ce remake à la série anglaise du même nom. Cette semaine, la mystérieuse Cadie est sur le devant de la scène. Ce qui frappe c’est que le personnage est traité de façon littéralement différente que son homologue Cassie. Cela peut être déroutant au départ mais, au final, le résultat est plutôt bon.
Le cadre familial est aussi légèrement différent. On troque les parents artistes irresponsables de Cassie pour un père taxidermiste et une maman strass et paillettes. Au milieu de tout ça, Cadie a développé une phobie des oiseaux (oh que je la comprends !) qui provoque chez elles des réactions impulsives. Même si le postulat de départ de la phobie des oiseaux est assez farfelue, les sautes d’humeur de Cadie sont assez bonne, notamment cet épisode où elle commentce fricoter avec l’ami de la mère de Michelle.
Affichée comme une « outsider » c’est aussi intéressant de voir qu’elle est témoins de scène qu’elle ne devrait pas être, l’échange un peu houleux entre Tea et Tony par exemple. Ca positionne son personnage, déjà mal accueilli au sein de la bande, dans une position très délicate. Si on ajoute à ça le fait que Stanley soit plus enclin à fantasmer sur Michelle qu’elle, on comprend très bien son attrait pour ses petites pilules de couleurs qui lui procurent quelques secondes d’évasion.
Si je devais voir quelque point noir ça serait pour commencer le laxisme des médecins qu’elle rencontre. On a toujours vu dans Skins des adultes irresponsables mais de là à distribuer des pilules comme des bonbons, c’est un peu trop ! Je ne suis pas non plus enthousiasmé par la direction que prends la relation Tea et Tony. On voulait faire, dit-on, de Tea, un personnage lesbien phare. Ce n’est pas en l’affublant d’une attirance pour Tony que cela va se faire. Enfin, habituellement, les épisodes éponymes, ont tendance à avoir un développement vraiment centré sur le personnage en question. Je me rend compte que dans la version américaine ce n’est pas trop le cas. Peut-être que c’est une forme de narration qui déplait à nos amis ricains ?
→ En somme, un épisode rassurant dans sa capacité à prendre du recul face à son grand frère même si, on restera nostalgique de la Cassie anglaise.
Note : 6/10
SKINS US - S01E02 "Tea" et S01E03 "Chris"
Tea est une jeune lesbienne plutôt libérée. Elle aime faire le mur le soir pour aller danser en boîte gay et faire de nouvelles rencontres. Mais, rencontrer LA bonne personne est une chose moins aisée.Chris, de son côté, est un bon fêtard. Tant et si bien que ses parents ont déclaré forfait. Une liasse de billets en poche, le voilà paré pour faire la fête du siècle.
Avec ces deux épisodes, j’ai réalisé une chose qui me dérangeait dans la version américaine de l’adolescence trash. Les épisodes étant plus courts, j’ai eu l’impression que la narration était plus hachée voire qu’elle faisait l’impasse sur certaines choses. Cela s’applique d’autant plus à l’épisode de Chris qui souffre de la comparaison avec son camarade anglais. C’est d’autant plus vrai que le personnage de Chris de la version originale avait un charisme fou, chose qui est moindre dans la version américaine.
L’épisode sur Tea nous donne une bonne dose de nouveauté. J’aime ce personnage libéré et qui tient tête à Tony (chose que nous n’avions pas dans l’original). La jeune fille nous offre quelque bon moments (son flirt dans la cage d’escalier, sa confession avec sa grand-mère) même si pour le reste le personnage n’est pas assez fouillé pour être attachant. Mais, on n’enlèvera pas aux américains qu’ils ont fait l’effort d’apporter leur « gay touch’ » avec ce personnage. Les lesbiennes font plus vendre que les gays ? Le personnage permet aussi d’amorcer des intrigues nouvelles, sa romance avec Tony, qui complique un peu les règles établies et arrondit les angles du personnage de Tony. Donc, dans ce duo, cet épisode s’en sort plutôt bien même si, le charme original n’est pas là.
Le potentielle émotion de l’épisode de Chris était censé être à son apogée. Mais là, rien ne va. La confession de la disparition de son frère à Daisy m’a fait décrocher, j’ai complètement focalisé sur sa tenue grotesque de la fin de l’épisode et la romance entre Caddie et Stanley est mal amorcée. Et puis que dire de Britne Oldford son interprète ? Au lieu de nous servir un personnage déconnecté et dérangeant, on nous sert une Caddie faussement déglinguée et trop souriante pour faire croire à ses désordres psychologiques… Et, même si Chris à un joli petit minois, cela ne nous aide en rien à croire en la fuite de sa mère et en ses originales familles torturés.
→ En bref, une Tea prometteuse mais brassée trop rapidement pour être attachante face à un Chris pas crédible pour un sou… des débuts difficiles pour Skins US.
Notes : 5/10 et 3/10
14 mars 2011
SKINS US - S01E01 - Pilote "Tony"
Tony est le leadeur d’une bande de pote haute en couleur. Menant son petit monde à la baguette, il sort avec la belle Michelle. Séduisant ses proches, il se fait invité dans une soirée où lui et les siens risquent bien de faire un beau remue-ménage…
J’avais maintes fois hésité à reprendre cette série. J’avais regardé la moitié du pilote et j’en été ressorti un peu désabusé et énervé. Pourquoi les américains s’empressent-ils de piquer les bonnes idées qu’il y a ailleurs ? Mais, ce soir, je dois avouer que je n’ai pas trouvé cet épisode si imbuvable, si on fait l’impasse sur l’existence du Skins original.
Les points négatifs, sûrement l’interprétation et le charisme des personnages. Tony n’est pas crédible et peu de ses amis s’en sortent si ce n’est Stanley et Michelle qui ont vraiment une gueule et du potentiel. De plus, le cadre anglais, qui fait tout le charme de la série n’est pas là. On nous donne en guise de réconfort quelque flocon de neige… Why not ? Ensuite, il n’y a aucun effort d’imagination. Les dialogues sont sensiblement les mêmes, la trame de l’épisode quasi identique. Il y a cependant quelques libertés d’accordées, comme par exemple le personnages de Tea (remplaçant Maxxie), l’ajout de scène (rencontre entre Stanley et Caddie) ou bien encore la supression d’autre (pas de scène dans le bar lesbien). Parfois même on caricature l’original. D’ailleurs je me suis demandé si certaines scènes n’étaient pas entièrement parodiées (le père de Tony, excessif ou sa fuite de l’école des filles…).
L’esprit de la série est néanmoins là. La BO est très électrique et entêtante, parfois peut-être un peu trop. On arrive à avoir quelques notes de poésie, par ci par là, comme l’original sait si bien y faire. La fête est plutôt réjouissante, Michelle provocante à souhait, Chris perturbateur de haut vol… j’ai pris plaisir à les voir se dépêtrer de cette soirée ! La liberté prise par rapport au personnage de Maxxie nous donne le loisir de voir la jolie bouille de Sofia Black D'Elia qui a le loisir d’avoir un personnage assez sympathique et rentre dedans. D’ailleurs, elle est la seule à tenir tête à Tony.
Mais le grand regret de cet épisode c’est qu’il ne réussit pas à donner une joli entrée en la matière à Tony. Le pilote de la série UK ne m’avait pas emballé mais là on finit les 40 minutes de l’épisode sans avoir introduit correctement le personnage.
→ Dans cet épisode, on copie en glissant quelques modifications trop infimes pour être remarquable. Quel est le but cde cette entreprise ?
Note : 3.5/10











